Je ne peux
dire, mademoiselle, combien votre affection--car vous les aimez,
votre livre et votre lettre en temoignent assez--pour mes
compatriotes et mon pays me touche; et je suis fiere de pouvoir le
dire que les heroines de nos grandes epopees sont dignes de tout
honneur et de tout amour. Y a-t-il d'heroine plus touchante, plus
aimable que Sita? Je ne le crois pas. _Quand j'entends ma mere
chanter, le soir, les vieux chants de notre pays, je pleure presque
toujours_. La plainte de Sita, quand, bannie pour la seconde fois,
elle erre dans la vaste foret, seule, le desespoir et l'effroi dans
l'ame, est si pathetique qu'il n'y a personne, je crois, qui puisse
l'entendre sans verser des larmes. Je vous envois sous ce pli deux
petites traductions du Sanscrit, cette belle langue antique.
Malheureusement j'ai ete obligee de faire cesser mes traductions de
Sanscrit, il y a six mois. Ma sante ne me permet pas de les
continuer."
These simple and pathetic words, in which the dying poetess pours out
her heart to the one friend she had, and that one gained too late, seem
as touching and as beautiful as any strain of Marceline Valmore's
immortal verse.
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